26.09.2008
PHILIPPE NOIRET (1930-2006)
Philippe Noiret entre au théâtre en 1953 dans la troupe du TNP (théâtre National Populaire) de Jean Vilar. Et avec Jean-Pierre Darras il forme un duo comique de cabaret, ils brocardent joyeusement ceux qui font la politique française.
En 1956 il remplace au pied levé Georges Wilson pour incarner au cinéma un rôle dans le film "La pointe courte" d'Agnès Varda.
En 1960 il quitte le TNP et se consacre au cinéma avec un premier grand rôle dans le célèbre "Zazie dans le métro" de Louis Malle.
Ensuite il enchaîne les rôles entre téléfilms et cinéma. Il devient un acteur important à partir de 1962 avec ses rôles dans les film de Jean-Paul Rappeneau "La vie de château" et Georges Franju "Thérèse Desqueyroux", et un acteur incontournable en 1968 après avoir tourné dans "Alexandre le bienheureux" de Yves Robert.
En 1967 il tourne une belle comédie hédoniste de Yves Robert: "Alexandre le bienheureux" il débute une carrière internationale avec "La nuit des Généraux" de Anatole Litvak. En 1969 c'est sous la direction de Alfred Hitchcock dans "L'étau". Puis avec "Le serpent" de Henri Verneuilc'est entouré d'un casting de luxe (Henry Fonda, Yul Brynner, Dick Boga
rde) qu'il assoit sa renommé internationale.
1973 scandale au festival de Cannes: "La grande bouffe " de Marco Ferrerimet en émoi la Croisette avec la description d'un suicide collectif de 4 amis par la bouffe et le sexe. Il est accompagné dans ce brulôt par Ugo Tognazzi, Michel Piccoli, Andréa Ferréol et Marcello Mastroianni. Ce film lance définitivement une carrière italienne à Philippe Noiret.
Il enchaîne en 1974 avec un premier film d'un jeune auteur français: Bertrand Tavernier dans "L'horloger de Saint-Paul". Ils se retrouveront bien souvent et marqueront ensemble le cinéma français. Jean Rochefort lui donne la réplique. Avec ce dernier ils formeront un grand duo du cinéma français.
Puis il refait un film avec Marco Ferreri "Touche pas la femme blanche" entouré de Catherine Deneuve, Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Serge Reggiani, Ugo Tognazzi, et Alain Cuny dans un western loufoque dans ce qui est devenu le trou des halles de Paris durant la construction de ce que sont les halles actuelles.
Il tourne la même année "Le secret" un film de Robert Enrico avec Jean-Louis Trintignant et Marlène Jobert film sur les services secrets et leur paranoïa imbécile et fatale.
1975 il retrouve Bertrand Tavernier pour "Que la fête commence!" film historique où il tient le rôle du régent Philippe d'Orléans. A ses côtés: Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Marina Vlady, et les débuts de Christine Pascal.
1975: année faste il tourne aussi "Mes chers amis" de Mario Monicelli et "Le vieux fusil" de Robert Enrico qui rapportera une moisson de Césars, et un immense succès public
Puis en 1976 c'est "Le désert des tartares" de Valerio Zurlinichef d'oeuvre au casting impressionnant: Vittorio Gassman, Giuliano Gemma, Jacques Perrin, Jean-Louis Trintignant, Max von Sydow, Francisco Rabal, Helmut Griem. Film magistralement musicalisé par Ennio Morricone.
Philippe Noiret tourne en 1977 avec Yves Boisset dans "Un taxi mauve" film étrange et beau tourné en Irlande. Avec un casting hétéroclite: Charlott
e Rampling, Fred Astaire, Peter Ustinov et Agostina Belli.
1981 Bertrand Tavernier adapte une oeuvre de Jim Thompson et la transpose en Afrique occidentale à quelques jours de la seconde guerre mondiale. C'est le génial "Coup de torchon". Avec un Eddy Mitchell hors-norme et aussi Isabelle Huppert, Stéphane Audran, Guy Marchand, Jean-Pierre Marielle, Michel Beaune et François Perrot.
Il enchaîne avec un film d'espionnage qui n'a pas rencontré le succès qu'il aurait dû. C'est "Il faut tuer Birgit Haas" de Laurent Heynemann avec Jean Rochefort.
En 1983 il tourne pour Philippe de Broca "L'africain" une comédie enlevée avec Catherine Deneuve.
Avec Jean Rochefort il tourne "L'ami de Vincent" de Pierre Granier-Deferre. Film un peu raté. mais bien vite il retrouve un succès phénoménal avec "Les ripoux" de Claude Zidi. Avec Thierry Lhermitte et Julien Guiomar. Excellente comédie sur un vieux flic pourri qui embrigade un jeune dans ses combines. Il y aura deux suites à ce film bien moins réussies.
En 1986 il est rattrappé par la bande du splendid et leur metteur en scène fétiche Jean-Marie Poiré pour "Twist again a Moscou". Succès mitigé pour une comédie pas très réussie.
L'année suivante Claude Chabrol fait appel à Philippe Noiret pour jouer un infâme animateur de télévision qui spolie sa nièce. Grande réussite pour Claude Chabrol et succès public pour "Masques" Avec Robin Renucci, Bernadette Lafont et les débuts flamboyants de Anne Br
ochet.
Ne jamais tourner avec un enfant ou un animal vous êtes sûr qu'il vous piquera la vedette. Et c'est le cas pour le merveilleux deuxième film de Giuseppe Tonatore "Cinéma Paradiso". Tout y est superbe. Noiret bien sûr mais surtout le jeune Salvatore "Toto" Cascio . A voir la version de 3 heures. En France c'est une version écourtée d'une heure qui est passée en salles.
En 1989 Philippe Noiret ne peut refuser le rôle de Mazarin dans "Le retour des mousquetaires" de Richard Lester. Cette suite
du dyptique "Les trois mousquetaires" et "La Vengeance de Milady" est bien inférieure au deux premiers.
Mais il se rattrappe avec "La vie et rien d'autre" de Bertrand Tavernier. Il incarne le commandant Delaplane. C'est son plus grand rôle qui lui vaudra un second César.
En 1994 il se retrouve en d'Artagnan dans "La fille de d'Artagnan" toujours de sous la houlette de Bertrand Tavernier qui retrouve l'esprit de Alexandre Dumas.
La même année il tourne son dernier chef-d'oeuvre: "Le facteur" de Michael Radford.
1996 Philippe Noiret retrouve Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle pour une grande comédie de Patrice Leconte "Les grands ducs" dans lequel ils interprètent trois vieux acteurs prêts à tout pour jouer n'importe quoi. Gros échec public.
1997 il incarne de nouveau Philippe d'Orléans le régent de France pour "Le bossu" de Philippe de Broca. Un beau second rôle. Daniel Auteuil, Fabrice Luchini et Marie Gillain tiennent le haut de l'affiche.
En 2003, il joue un père qui par subterfuge et chantage réunit ses trois fils pour les réconcilier avant de mourir. C'est "Père et fils" le premier film de Michel Boujenah. Il rejouera pour ce même metteur en scène dans son ultime film: "3 amis".
La même année il reprend son rôle de Léonce dans "les côtelettes" avec Michel Bouquet et Catherine Hiegel, le film de Bertrand Blier tiré de sa pièce homonyme créée en 1997.
15:44 Publié dans Acteurs/Actrices | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, acteur, philippe noiret, filmographie, césars |
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