15.02.2010
LA CORRUPTION (1963)
Film de Mauro Bolognini
Titre original: La corruzione
ITALIE, Genre: Drame
Avec: Jacques Perrin, Alain Cuny, Rosanna Schiaffino, Isa Miranda, Filippo Scelzo...
Musique: Giovanni Fusco
Pour plus de détail voir IMDB
SYNOPSIS: Stefano vient d'achever brillamment ses études et a décidé d'entrer dans les ordres. Son père l'accueille et il lui demande d'aller voir sa mère. Elle suit une cure de sommeil. Elle supporte mal de vieillir et plus du tout son mari qui la trompe, elle bascule vers la folie. Leo le père de Stefano est un riche industriel de l'édition sans scrupules. Il accepte mal que Stefano ait décidé d'entrer dans les ordres. Quant à Stefano il ne supporte pas les manières de tyran de son père sur son lieu de travail. Leo invite Stefano à partager une croisière en tête à tête, ce qu'accepte Stefano. Mais Leo a aussi fait venir Adriana sa maîtresse sur son yacht sachant bien que la beauté d'Adriana détournerait Stefano de sa vocation écclésiastique...
CRITIQUE: Mauro Bolognini signe son seizième film, et remet sur l'ouvrage son thème de prédilection: La haute bourgeoisie et ses perversions: L'argent et le sexe, ainsi que sa puissance: Par la force et la corruption. Leo corrompt son monde (écrivains de gauche et membre de jury littéraire) avec l'argent, et son fils avec le sexe quitte à sacrifier sa maîtresse. Malgré quelques sursauts Stefano sera vaincu et il ne lui restera que ses larmes pour pleurer son futur qui sera de maintenir voire d'accroître la fortune de son père et d'en passer par là par les mêmes moyens odieux de son géniteur. Film visuellement magnifique. Mauro Bolognini habille les abjections humaines d'un noir et blanc superbe et de plans esthétiquement irréprochables. Cela donne ausi une froideur au film et celle-ci est la bienvenue pour traiter ce sujet peu édifiant. Jacques Perrin et Alain Cuny sont brillantissimes dans ce face à face. Jacques Perrin qui a 22 ans joue avec grande conviction un rôle d'un jeune homme introverti avec des sursauts de dignité mais faible face à son père. Alain Cuny est phénoménal en grand manipulateur qui souffle le chaud et le froid face à son fils. Rosanna Schiaffino est bouleversante et la caméra de Mauro Bolognini est amoureuse de cette belle actrice.
La scène d'anthologie: Après le suicide d'un magasinier-comptable de l'entreprise d'édition que Leo avait menacé de virer, Stefano persuadé que son père a commis un meurtre, voit celui-ci utiliser toute son influence (amicale, politique et financière) pour qu'aucun écho dans les journaux et qu'aucune suite judiciaire n'aient lieu. La victoire de la corruption sur l'idéal humaniste.
NOTE: 15/20
L'anecdote: L'actrice Rosanna Schiaffino (1939-2009) qui a emporté plusieurs concours de beauté comme beaucoup d'actrices italiennes, n'aura pas eu la carrière dont elle avait sûrement révé. Après ce film elle n'a tourné que dans des séries B et a quitté les studios de cinéma dans le milieu des années 1970.
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14:49 Publié dans Films | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, film, italie, 1963, drame, la corruption, la corruzione, mauro bolognini, jacaques perrin, alain cuny, rosanna schiaffino, giovanni fusco |
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