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LE SOLDAT BLEU (1970)

Film de Ralph Nelsonle-soldat-bleu-19518-189994668.jpg

Titre original: Blue soldier

USA, Genre: Western

Avec: Candice Bergen, Peter Strauss, Donald Pleasance, John Anderson, Jorge Rivero...

Musique: Roy Budd

SYNOPSIS: Une escorte d'un transfert de fonds accompagne aussi une femme enlevée par les cheyennes durant deux ans et qui a fui. Ils se rendent à la garnison du XIème régiment de cavalerie du Colorado. Mais en chemin le convoi est attaqué par les cheyennes. La bataille est atroce seuls deux rescapés se sont extrait du champ de bataille Kathy Maribel "Creesta" Lee, la jeune femme et le soldat Honus Gent sans aucune expérience du terrain hostile des territoires indiens. L'entente entre Maribel et Honus n'est pas très cordiale alors qu'il s'agit pour eux de survivre...

CRITIQUE: Le film commence bien mal par une très mauvaise chanson illustrant le générique, heureusement celui-ci passé les choses s'améliorent. L'adaptation du roman de Theodore V. Olsen est une réussite. Maniant avec assez d'aisance le drame et même l'horreur et la comédie, on suit avec plaisir ces deux personnes qui n'ont rien en commun mais qui vont devoir se serrer les coudes s'ils veulent pouvoir envisager un futur. Buddy western movie, cette association entre un jeune inexpérimenté en quasi toute chose et une femme qui prend les décisions, est me semble-t-il assez innovante surtout dans ce genre. Candice Bergen est superbe en femme de tête au langage peu châtié, Peter Strauss m'a semblé est un peu pâlot au début du film. Mais j'ai compris plus avant que ceci était nécessaire pour la comédie. C'est un western qui sort la même année que "Littlebigman" de Arthur Penn et qui dénonce les massacres indiens avec des méthodes ouvertement criminelles dans le but d'anéantir ces populations.

La scène d'anthologie: Le massacre final qui rappelle étrangement les méthodes nazies avec la population juive.

NOTE: 14/20

L'anecdote: Ralph Nelson n'est pas à vraiment parler un réalisateur connu et reconnu du grand public. Il a pourtant réalisé une charmante comédie avec Cary Grant "Grand méchant loup appelle" et un autre western avec Sidney Poitier et James Garner "La bataille de la vallée du diable".

 

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20.11.2011 | Lien permanent

RIEN A DECLARER (2010)

Film de Dany Booncinéma,film,france,2010,comédie,dany boon,rien à déclarer,benoît poelvoorde,julie bernard,philippe magnan,karin viard,laurent gamelon,zinedine soualem,bouli lanners,guy lecluyse,françois damiens,olivier gourmet

FRANCE, Genre: Comédie

Avec: Benoît Poelvoorde, Dany Boon, Julie Bernard, Karin Viard , François Damiens, Bouli Lanners, Olivier Gourmet, Philippe Magnan, Zinedine Soualem, Guy Lecluyse, Laurent Gamelon, Bruno Lochet...

Musique: Philippe Rombi

Pour plus de détails voir IMDB

SYNOPSIS: Poste de frontière franco belge derniers jours de 1992. Le poste de frontière va être supprimé. Un futur que vit très mal le très zélé douanier belge Ruben Vandevoorde qui éprouve une haine farouche envers les français. cela ne fait pas non plus les affaires de Mathias Ducatel et ses collègues douaniers du poste français. Mathias est amoureux de Louise, la soeur de Ruben. Mais il a du mal à se déclarer devant sa future belle famille. De son côté Duval, un trafiquant tente de passer de la drogue au poste frontière. Malheureusement pour lui son recrutement de passeurs laisse à désirer. Au passage de la douane belge, l'ambulance qui dissimule la drogue se fait arrêter à la douane belge. Les passeurs s'affolent et forcent le passage, Vandevoorde qui à la détente facile tire...

CRITIQUE: Ce film vendu comme étant une comédie ne remplit qu'à moitié son contrat. Le film pêche par le côté sombre (trop sombre) du douanier belge. Les scènes avec Benoît Poelvoorde sont plus inquiétantes voir stressantes que comiques. Là où un Louis De Funès avec des personnages aussi odieux et racistes parvenait à faire rire (ou sourire) ici le spectateur a le sang quelque peu glacé devant ce bloc de haine. Est-ce voulu par Dany Boon, ou bien Benoît Poelvoorde s'est-il égaré... Je serai tenté de penser que le scénariste-réalisateur a voulu trop contraster ses personnages principaux. C'est nécessaire dans un buddy movie pour déclencher des situations comiques mais l'art est dans le dosage. "Rien à déclarer" souffre aussi dans son rythme assez inégal. Certaines scènes (à l'église notamment) auraient pu ne pas être montées. Ce film a néanmoins des qualités: une distribution sympathique avec le fidèle Zinedine Soualem, le toujours parfait Philippe Magnan, Karin Viard en tenancière de gargote à la dérive et le duo Laurent Gamelon - Bruno Lochet en trafiquants pitoyables. A noter aussi la musique de Philippe Rombi qui est une belle réussite ayant restitué une musique entraînante et aisément mémorisable nécessaire à ce genre cinématographique. Dommage qu'elle n'ait pas été l'objet d'une sortie discographique.

La scène d'anthologie: Après avoir crevé leur 4 pneus sur leur propre herse, Vandevoorde et Ducatel ramènent leur pitoyable 4l chez un garagiste auquel ils demandent de changer les roues. Le lendemain ils récupèrent une 4l customisée, avec moteur V6, gyrophares américains. Bref un bolide de compétition! Belle scène surprise.

NOTE: 12/20

L'anecdote: Le film a eu un vrai succès populaire sans toutefois atteindre les mirifiques sommets de son précédent opus.

 

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28.03.2011 | Lien permanent

ADIEU POULET (1975)

Film de Pierre Granier-DeferreADIEU POULET.jpg

FRANCE, Genre: Policier

Avec: Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar, Pierre Tornade, Claude Rich, Françoise Brion, Claude Brosset, Jacques Rispal...

Musique: Philippe Sarde

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SYNOPSIS: Rouen, années Giscard (1974-1980), lors d'une campagne électorale, une bagarre entre colleurs d'affiche fait intervenir un policier qui rentrait chez lui. Il est assassiné d'un coup de revolver et un colleur d'affiche décède aussi sous les coups de matraques. L'inspecteur Verjeat et son second l'inspecteur Lefèvre savent qu'il s'agit d'un repris de justice nommé Portor qui a été embauché par le maire de la ville dans son service d'ordre. Pierre Lardatte riche industriel, et maire de Rouen, réfute toute responsabilité vis-à-vis de Portor. L'enquète piétine le père du jeune colleur d'affiche décédé investit la mairie avec ses fils armés de fusils. verjeat négocie avec le père despéré, un discours dans le haut parleur anti Lardatte contre une reddition...

CRITIQUE: Film tiré d'un roman de Raf Vallet ce fait divers qui a eu lieu en 1971 à Puteaux est le reflet des années dites "Giscard" durant lesquelles de petits caciques locaux faisaient les élections et régner leur loi grâce à l'intervention de la pègre locale et trempaient allègrement dans des magouilles immobilières. Le film s'inscrit dans la dénociation de ces pratiques. Francis Veber a scénarisé le film. La critique reste subtile. Le film s'inscrit au panthéon du film policier français grâce surtout à sa distribution des rôles. Lino Ventura en vieux flic idéaliste qui fonctionne avec le code de l'honneur allié à Patrick Dewaere jeune chien fou qui ne croit à rien. Julien Guiomar en chef de la police coincé entre ses hommes qui veulent faire le boulot quitte à faire sauter le maire de la ville de son siège, et sa hiérarchie préfectorale et ministérielle qui voit mal un homme de la majorité anéanti par des affaires de meurtres et qui cherchent l'étouffement du dossier. Et Victor Lanoux en politicien véreux qui cherche à afficher son armure de chevalier blanc de blanc, alors que les casseroles de plus en plus lourdes s'accrochent à lui. L'acteur n'a jamais été aussi bon que dans ces films où il interprète des ordures de bas étages. La réalisation de Pierre Granier-Deferre pas très inventive reste efficace et donne la part belle aux acteurs. Lino Ventura et Patrick Dewaere en tête dans un formidable buddy movie à la française.

La scène d'anthologie: Toute dernière scène: L'inspecteur Verjeat répond à Lardatte menacé par Portor d'un revolver qui l'appelle au secours, empoigne le mégaphone et répond "Verjeat il est à Montpellier, Verjeat!". Fin formidable, mieux qu'une arrestation.

NOTE: 15/20

L'anecdote: Patrick Dewaere a beaucoup hésité avant d'accepter ce rôle de flic et de se confronter à l'icône du polar français Lino Ventura

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04.01.2011 | Lien permanent

PATRIOTES (1991)

Film de Nicholas MeyerCompany_Business_movie_poster.jpg

Titre original: Company business

USA, Genre: Espionnage, thriller

Avec: Gene Hackman, Mikhaïl Baryshnikov, Kurtwood Smith, Terri O'Quinn, Daniel Von Bargen, Oleg Rudnik, Géraldine Danon, Nadim Sawalha...

Musique: Michael Kamen

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SYNOPSIS: Washington DC, Etats-Unis année 1990, Sam Boyd agent dormant de la C.I.A. est réveillé par sa hiérarchie. Une nouvelle mission l'attend. Procéder à un échange d'un espion russe avec un espion américain. L'agent Russe Pyotr Ivanovich Grushenko est sorti de prison pour être amené à l'aéroport de Dulles. Sam Boyd remarque au comptoir de l'Aeroflot un homme qui lui rappelle quelqu'un. Arrivés à Berlin, Sam Boyd et Grushenko se dirigent vers une station de métro berlinoise désaffectée. C'est dans les boyaux du métro qu'aura lieu l'échange. Mais lors de celui-ci Sam Boyd reconnaît l'homme de l'aéroport et un échange de coups de feu a lieu. Boyd et Grushenko doivent sauver leur peau face à leur hiérarchie qui les a piégés...

CRITIQUE: Le film se veut original traitant de la fin de la guerre froide après la chute du mur et de certains éléments des services d'espionnage, devenus gênants et dont les officines tentent de se débarrasser. Seulement, si le scénario a quelque originalité, la réalisation a été confiée à un tâcheron sans envergure. Le sieur Nicholas Meyer à la filmographie peu reluisante, tourne ce film à la va-comme-je-te-pousse. Pas la moindre idée de cinéma. Nos minables "femme d'honneur" "Commissaire Navarro" et autres "Julie Lescaut" font figure de chouette production à côté de ce film laborieux et pantouflard. De plus Mikhaïl Baryshnikov n'a pas grand chose d'un acteur. Il semble bénéficier juste de son accent russe pour justifier sa présence qui nous semble assez superfétatoire. Gene Hackman est un vieux briscard qui fait le minimum syndical mais il sait qu'il est le seul pilier sur lequel va reposer le film. Le concept de buddy movie ne fonctionne pas du tout dans ce film, les caractères n'étant pas suffisamment contrastés. Dommage car deux bonnes idées de cinéma avait surgi des cerveaux des scénaristes: un échange dans le métro berlinois, et une fin sur la Tour Eiffel. Ces deux décors naturels sont sous exploités eux aussi. La musique de Michael Kamen relève légèrement le niveau. Mais point trop n'en faut!

La scène d'anthologie: Boyd et Grushenko se retrouvent chez un arabe qui fut richissime grâzce aux trafics de laguerre froide et se retrouve ruiné depuis le réchauffement. Petite bouffée de comédie sympathique.

NOTE: 10/20

L'anecdote:

 

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05.11.2011 | Lien permanent

IL ETAIT UNE FOIS LA REVOLUTION (1971)

Film de Sergio Leone44810931.jpg

Titre original: Giù la testa!

ITALIE, Genre: Western Italien

Avec: James Coburn, Rod Steiger,Romolo Valli, Antoine Saint-John, Franco Graziosi, Maria Monti...

Musique: Ennio Morricone

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SYNOPSIS: Mexique année 1916, sur le bord d'une piste, Juan un peon monte dans une diligence, les bourgeois qui sont dedans doivent se pousser un peu pour faire de la place à ce pue la sueur. La conversation porte sur les mexicains pauvres assimilés à des bêtes. Soudain la diligence est attaquée et Juan s'avère être le chef de la bande. Les voyageurs sont invités à se délester de leurs objets de valeur et de leur argent. La femme échappe de peu au viol, ils finissent tous nus. Juan et sa bande composée de ses enfants, ses cousins et ses oncles emportent la diligence. Quelques temps plus tard alors que la famille savoure sonbutin une motocyclette passe devant eux. Juan tire dans les pneus. En descend un gringo qui se dirige vers la diligence y entre y dépose un engin explosif de faible capacité et en ressort disant à Juan "Planque-toi connard"...

CRITIQUE: Sergio Leone ne voulait plus tourner de western, bien entendu les studios la (United Artists) ne réclamaient que ça: un nouveau western de Leone! Ce que voulait Sergio Leone et ce avant "Il était une fois dans l'ouest" c'était tourner un film sur les gangsters sous la prohibition qui s'intitulerait "Il était une fois l'Amérique" avec Lee Marvin. Il produira "Il était une fois la révolution" et c'est Peter Bogdanovich qui le tournera. Seulement entre Sergio Leone et Peter Bogdanovich il n'y a pas d'entente artistique. Sergio Leone se retourne vers Sam Peckinpah qui accepte mais les acteurs pressentis refusent: ils veulent Sergio Leone pour réalisateur.  Alors la U.A. qui devra financer ce film de gangsters tant désiré par le maître  passe un ultime marché: "Ok on financera "Il était une fois l'Amérique" mais en attendant il faut nous faire ce western. Le public le réclame!". Sergio Leone se penche sur le scénario une semaine avant le tournage. Il tourne le film linéairement et modifie chaque scène à son univers pendant le tournage. C'est peut-être pour cela que ce film n'a pas la puissance des deux opus précédents à savoir "Le bon, la brute et le truand" et "Il était une fois dans l'ouest" qui avaient bénéficié d'un travail d'écriture très développé. Mais point de hâte à annoncer un mauvais film de la part du maestro. Cela reste un film fort avec des scènes mémorables. Un Buddy western movie avec James Coburn et Rod Steiger qui fonctionne très bien. Une musique de Ennio Morricone qui une fois de plus faut très fort en confiant une belle partition à sa soprano favorite Edda dell'Orso.
                                                                           "Giù la testa!"     Ennio Morricone


Un film plus politique que les opus précédents mais surtout un film pessimiste sur l'homme face à la politique et la révolution qui est un paroxysme violent de la politique. Un film pas mal massacré par des montages divers et variés entre version américaine, version européenne (la plus proche semblet-il des desiderata du réalisateur), une version longue sortie en 1996 en DVD mais non voulue par le réalisateur et enfin une nouvelle version DVD plus proche de la première version européenne en cinéma.

La scène d'anthologie: Juan entre avec sa famille dans la banque de Mesa Verde qu'il révait tant de piller. Il fait ouvrir les chambres fortes une à une. Au lieu de contenir de l'argent ou de l'or, la banque était pleine de prisonniers politiques. Il est portée en triomphe en tant que libérateur et grand révolutionnaire. Tout cela sur une somptueuse "Marche des ventre creux" signée Ennio Morricone.

NOTE: 17/20

L'anecdote: Rod Steiger et Sergio Leone se sont souvent heurtés sur le tournage. Rod Steiger voulait qu'on tourne avec une sonorisation des dialogues en direct. Sergio Leone préférait la post synchronisation.

 

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22.11.2011 | Lien permanent

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